Avant-toit et planches de rive : jeter un œil vers le haut

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Une façade, des volets, un mur intérieur, une simple question : prenez une photo et envoyez-la-moi avec deux mots d’explication. Je vous donne une première idée par message, et je passe chez vous s’il le faut. Bonne journée !
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Le débord du toit sert à garder les murs au sec. On l'oublie tant qu'il fait son travail, et on s'en souvient quand des lames commencent à pendre ou à noircir.
Que regarder depuis le sol ?
Choisissez une fin de journée, quand la lumière arrive de côté, et levez la tête. Prenez des jumelles si la maison est haute. Trois signes doivent attirer votre attention : un bois qui a pris une teinte gris argent, des lames qui se décollent à leur extrémité, des taches foncées autour des gouttières. Le gris et les lames soulevées, je m'en occupe en peinture. Les taches foncées, elles, veulent dire que de l'eau passe quelque part : il faut d'abord trouver d'où elle vient.
Pas besoin de tout déposer
Dans la grande majorité des cas, je travaille sur place. Lambris, caissons, planches de rive et bardages se traitent depuis l'échelle, l'échafaudage ou la nacelle, selon la hauteur et ce qu'il y a au pied du mur. Je ne démonte que les pièces trop abîmées pour être gardées.
Peinture ou lasure ?
La lasure garde le dessin du bois visible. Elle se pose en couches fines et demande à être refaite plus souvent. La peinture forme une vraie couche, elle dure davantage, mais le jour où elle s'écaille, il faut tout décaper. Ma règle est simple : un bois déjà peint reste en peinture, un bois brut ou déjà lasuré reste en lasure, c'est ce qui s'entretient le plus facilement.
Ne pas trop attendre
Plus on intervient tôt, moins il y a de travail. Un lambris à peine grisé se lave et reçoit deux couches. S'il est resté des années sans soin, il faut le poncer entièrement, et quelques lames sont parfois à changer.
